Retour sur mon voyage au japon (2017)

Publié : février 10, 2017 dans Budo

Désolé pour le contretemps. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour faire des résumés journalier de mon voyage. Je vais simplement me contenter d’un résumé plus global.

Je me suis beaucoup entrainé avec Shiraishi sensei au hombu ainsi qu’au cour qu’il donne au budokan de kita kashiwa le mercredi et jeudi soir. Bien entendu je suis allé au cour du samedi après midi au budokan de kasukabe (13h à 17h) avec Sakuma sensei, le bras droit de Shiraishi sensei. J’ai fait aussi tout les cours disponible avec Souke.  Le thème de l’année semble très porté sur le muto dori. J’ai fait un cour avec Seno sensei et Furuta sensei, pour mettre en application ce que j’apprend avec Shiraishi sensei et je dois avouer que cela fonctionne très bien. Pourquoi es ce que j’ai fais ce choix? Ce n’est certainement pas par facilité. C’est surtout par plaisir car j’aime l’ambiance du cours. J’aime aussi aller au japon pour avoir l’occasion de m’entrainer avec des japonais. Aussi parce qu’il est le seul professeur à enseigner le mouvement du corps dans son ensemble et pas seulement de simple kata. Étant plutôt grand et maladroit, c’est le prof parfait pour moi. De plus, s’entrainer lentement à l’avantage de permettre l’étude en profondeur de chacun des mouvements. Un simple transfert de poids, une petite rotation du tronc, un pied repositionné peut faire toute la différence entre une exécution réussi ou un échec. J’ai réalisé à quel point on peut oublier vite touts ces petits détails. J’ai obtenu mon 3e dan de Shiraishi sensei. Aussi, je vais continuer à étudier fort afin de pouvoir passer le godan à mon prochain voyage l’année prochaine. En dehors de l’entrainement, je ne me suis payer qu’une seule visite à Tokyo afin de voir un nouveau spectacle du Robot restaurant (cartier Shinjuku). Je n’ai demandé qu’une seule calligraphie à Souke: shikin haramitsu dai komyo. Bien hâte de montrer ça à ma prof de japonais. Question d’avoir l’heure juste. Je vous en redonne des nouvelles.

P.S. Non vous n’apprendrez pas de secret dans mes textes car il n’y en a pas. Seul l’entrainement permet au corps d’apprendre et de s’améliorer. Et non je ne vous sortirai pas de la philosophie à la noix tel qu’on entend souvent dans le monde des arts martiaux. Ce genre de propos n’est fait que pour ceux qui veulent des réponses toutes faites. Mais je juge ce genre de raisonnement comme contraire à l’esprit du budo.

P.P.S. Autre point que j’ai réalisé lors de ce voyage. Faites attentions à votre argent et comment vous le dépenser. Pas seulement au Japon mais dans la vie de tout les jours. Beaucoup vivent leur rêve en puisant dans le rêve des autres. Shiraishi sensei m’a dit que c’était aussi ça être un ninja :oP. Savoir dépenser son énergie là ou ça compte.

Gambatte!

 

Bonne année 2017

Publié : décembre 31, 2016 dans Budo

Je vous souhaite à tous une bonne année 2017.

Pour ma part j’espère garder le peu de santé qu’il me reste. À l’approche de mes 40 ans, je réalise à quel point on prend trop facilement pour acquis cette chose pourtant si fragile.

Je commence ma 6e année au bujinkan avec un retour au Japon entre le 23 janvier et le 8 février. Je compte bien m’entrainer intensivement pour les 15 jours que j’y passerai. Je vais essayer de me concentrer sur l’enseignement de Shiraishi sensei ainsi que ses étudiants Japonais à leurs dojo (Sakuma sensei et Hosoda sensei à kasukabe). Cela va m’éviter de devoir m’adapter à différent type d’enseignement car voyez vous, au bujinkan, aucun shihan japonais n’enseigne de la même façon. À chacun de trouver celui qui lui convient le mieux. Certains assiste à tous les cours des shihan, mais cela devient vite mélangeant (et couteux!) J’irai, bien entendu,  au cour de Hatsumi sensei. Au cour de mon voyage, j’essayerai de commenter ma journée sur ce blogue au travers d’un petit résumé. Si jamais j’apprend quelque chose, j’essayerai de vous en faire part (dit sur un ton sarcastique… )

Santé !

Gambatte!

 

 

 

 

Double sens

Publié : mai 6, 2016 dans Budo, Bujinkan, Taijutsu, Uncategorized

J’ai décidé d’écrire un article séparé pour certains mots utilisés couramment en art martial moderne étant donner leur double sens à caractère spirituel qui porte à la réflexion. Je vous fait part de mes recherches sur le sujet. Tout les kanji on été vérifié à l’aide de principalement deux sources: Le petit fuji diko Français/japonnais ainsi que le site jisho.org que je vous recommande si vous comprenez l’anglais.

武道 budô: Construit à partir de 2 kanji. le premier (bu) exprimant l’idée d’art martial/militaire, l’épée, et la bravoure. Le deuxième (dô) exprimant l’idée de voie ou de chemin. La lecture japonaise de ce kanji se dit michi et signifie route/chemin mais aussi distance et méthode. Autant de sens dans une si petite chose! Étonnant non? On peut aussi modifier les kanji tout en gardant le même son et ainsi en modifier le sens. Par exemple 分 bu peut aussi vouloir dire circonstances avantageuse… et 動 dô confusion/changement/mouvement. Il y a aussi le kanji 度 do (son non allongé) qui signifie degré (pour les angles par exemple…) 分道 signifierait donc la  voie des circonstances avantageuses. Plutôt amusant ne trouvez vous pas? Le son do est aussi utilisé dans le sens de stupide ou maudit (homer simpson!). Voila qui porte à la réflexion.

捨身: peut vouloir dire deux chose selon le contexte
Utilisé en budô, ce groupe de kanji (kun yomi) ce lit sutemi (écrit aussi 捨て身) qui signifie au péril de sa vie.

Dans un contexte religieux, il se lit shashin (onyomi) et signifie renoncer à la chair ou au monde, devenir prêtre, risqué sa vie pour un autre.

En gardant le même son (ou presque) et en modifiant les kanji, on peut obtenir 吸ってsuttemi (ru/masu/mashita, etc). Forme en te du verbe suu (aspirer/absorbé) +te miru qui indique la tentative de…, essayer de…. Suttemi signifie essayé d’Aspirer/absorber.

当て身 Atemi: construit à partir de 当 A , il signifie but/fin/espoir ou comme préfix/suffixe , il exprime une frappe.  Ajouté à cela le kanji 身 mi qui veut dire corps ou soi même.

Donc, en résumé, le terme atemi signifie frapper un corps ou soi même!

受身 Ukemi: signifie réception du corps. Construit du kanji 受 uke (accepter/recevoir/subir/prendre/obtenir)  et 身 mi abordé plus haut.

Le terme 受 Jiyu (utilisé seul) est le terme boudhiste vedana (sensation). Ce terme fait partie des cinq Skandha  五蘊 (goun): La matière, sensation, perception, formation mental et conscience.

Dokko: 独鈷 Vajra

Kosshi: kotsu 骨 (hone) = os + shi 子 (ko) = enfant. Les deux kanji ensemble signifie : l’idée principale (main point) ou l’essentiel. En changeant les kanji pour 乞士 sans changer la prononciation, on obtient un terme désignant un moine bouddhiste ordonné.

La langue japonaise est ainsi faite qu’un mot entendu peut grandement changer de sens selon  l’environnement ou le contexte. Je dirais que, d’une certaine façon, c’est une forme de budô, ou plutôt dans ce cas si, un gengodô 語道 (la voie des mots)

D’autre terme à venir.

 

 

 

Que la force soit avec vous.

Publié : octobre 11, 2015 dans Budo, Bujinkan, Taijutsu, Uncategorized

Après environ 5 ans de pratique martial (et un petit voyage au japon), je suis arrivé au moment ou je me dois de faire un petit bilan.

Qu’es ce que j’ai réellement appris? Deux choses bien simple.

1-L’entrainement des derniers mois qui ont suivi mon voyage au japon mon fait réaliser la différence de niveau entre les occidentaux et les japonais. En occident, la plupart des pratiquants ne s’entrainent que 1 h ou 2 par semaine alors qu’au Japon, les pratiquants font beaucoup plus d’heure par semaine (autour de 8, voire plus). C’est un véritable mode de vie pour eux. Et malgré cela, il ne savent ni maitrise tout les éléments du budo. C’est dire à quel point le monde du budo est vaste. Suite à cette compréhension, j’ai décidé de prendre un peu de recul avec tout cela… mentalement. Je prend moins la pratique au sérieux et j’essaye d’avoir plus de bon temps pendant les cours. Je ne me fixe plus d’objectif personnel. Je laisse aller, tout simplement!

2- J’ai commencé à comprendre l’importance d’avoir une bonne connexion. Les anglophones parlent souvent de feeling. Je ne comprenais pas vraiment la symbolique derrière ce mot avant cette année. J’ai traduit ce terme par connexion, à défaut d’un meilleur terme. Pour devenir un bon pratiquant, il faut développer une bonne connexion avec son corps. Il faut aussi sentir la connexion établi avec uke lorsqu’il y a contact. Cela va jusqu’à sentir une connexion avec les gens et les choses qui nous entourent comme pendant le test saki. Ces trois niveaux de connexion sont le dénominateur commun à tout bon pratiquant. C’est encore un peu trop flou pour pouvoir en dire plus. Ceux qui l’on déjà senti comprennent de quoi je parle, mais on pourrait comparer cela à la Force. Loin de moi l’idée d’être mystique dans mes propos. C’est juste que je manque de mots pour décrire plus en profondeur le phénomène. Peut être que le temps m’apportera les mots (voir paragraphe précédent…).

Gambatte!

La finalité martial

Publié : juillet 30, 2015 dans Budo, Bujinkan, Kobudo, Koryu, Ninjutsu, Taijutsu

Récemment j’ai lu un article traitant de l’apparition des diverses écoles d’Arts martiaux avec toutes leurs branches,etc. Cela ma fait réfléchir sur la finalité de l’art.

Es-ce que la finalité doit être de devenir une machine de combat? si oui, la technologie nous apporte une réponse simple et efficace: POW! Sans vouloir faire de blague, l’homme a toujours su trouvé des façons plus simple et efficace de tuer sans se salir les mains, alors à quoi bon continuer à transpirer sur un tatami ou le tapis du salon? Ce n’est certainement pas la finalité de l’art martial.

Certain pratique un art martial afin d’apprendre à se défendre mais comme plusieurs d’entre vous le savez, la pratique martial est un chemin long et sinueux. Lorsque je m’entrainais en Aikido, un membre du groupe qui pratiquais depuis plus de 8 ans m’a avoué qu’il ne pensait pas pouvoir utiliser ce qu’il avait appris en combat réel. Un simple court d’auto défense devrais suffire au commun des mortels.

Es ce pour être en bonne santé? Il existe des moyens beaucoup plus simple de se maintenir en santé. Faire du jogging par exemple. En chine on pratique le taichi afin d’etre en santé mais peu d’entre eux savent que cela peu servir aussi à se défendre.

Es ce seulement pour socialiser? Le fait d’appartenir à un groupe est valorisant pour la majorité des gens. Alors faire parti d’un club d’art martial peut être une bonne chose pour plusieurs jeune se sentant seul. Certains partenaires d’entrainement peuvent même devenir de bon amis. Mais au final, il y a d’autre groupe pouvant jouer le même rôle. Club de sport, de lecture, d’improvisation etc.

Personnellement j’ai commencé la pratique martial pour plusieurs raisons. Apprendre à me défendre, amélioré ma santé et avoir ce que le commun des mortel appel, une vie social. Peut être es ce la somme de plusieurs raisons qui nous pousse à ouvrir la porte d’un dojo. Et je crois qu’il est bon de s’en souvenir afin de ne pas perdre son chemin. J’ai dû quitter mon groupe d’Aikido car la pratique de cet art, bien qu’intéressante, ne répondait pas à mes besoins d’auto défense. Par chance j’ai trouvé un professeur de tai jutsu à 30 minute en voiture de chez moi. Après quelques mois à pratiquer les deux arts, j’ai du faire un choix, porte feuille oblige. Je suis resté avec le taijutsu. Après 4 ans d’étude martial, j’en suis venu à me poser des questions sur la pratique martial. Qu’es ce que je comprenais mieux aujourd’hui qu’avant? Quel est la finalité de la pratique martial? J’ignore si je serais vraiment bon en combat réel et je ne souhaite pas le testé. Malgré bien des efforts, ma santé reste un domaine ou j’ai bien peu de contrôle. On ne contrôle pas les évènements de notre vie aussi bien qu’on le pense. La solitude habite toujours mon cœur malgré l’appartenance à un groupe. Mais cela semble être un trait de caractère. Au final, c’est surtout moi que je comprend mieux. Peut être es ce la finalité du budo?

Quel est votre opinion? Qu’en pensez vous?

Dictionnaire du pratiquant

Publié : octobre 29, 2014 dans Budo, Bujinkan, Kobudo, Koryu, Ninjutsu, Taijutsu

Cet article vise à regrouper tous les termes japonnais employés dans la pratique martial avec leurs définitions. Le japonnais étant une langue aussi vaste et subtil que le français, il est possible qu’un mot est plus d’une définition qui variera selon le contexte. Veuillez noté qu’en japonnais, le E sonne la plupart du temps comme le son É en francais et que les U sonne comme le son OU en francais et est généralement muet dans la finale des mots (comme le E en francais). Les doubles consonnes doivent être marqué d’une pause entre les 2 lettres (cet-te).

Petite règle de grammaire japonaise, lorsqu’un verbe est suivi d’un autre mot, il est obligatoirement à l’infinitif. La plupart des verbe utilisé en art martial sont utilisé dans leur version abrégé utilisé avant d’apposer un suffixe (exemple: Tsuki qui est tirer du verbe tsuku). Il est normalement impossible d’utilisé un verbe abrégé sans un suffixe (sauf exception…). Par exemple on devrais dire Tsuki ni ou Nage ni (l’ajout de ni au radical d’un verbe donne l’adverbe)…. Je suppose que les japonais on simplifié les mots par souci d’être bien compris.

Je vous invite a consulter mon autre article (double sens) qui tente d’approfondir le sens de certains mots. Je mettrai un Astérix pour préciser que ce mot fait objet de sens multiple.

Mots reliés au corps

Atama: tête

Ude: bras

Te: main ou bras selon le contexte, les japonnais utile le mot pour les deux.

Yubi: Doigt

Kata: Épaule ou forme/style/modèle/format

Ashi: jambe/patte ou pied

Mimi: oreille

Me: oeil/yeux

Mune: Poitrine/sein/coeur/âme

Hara: Ventre/abdomen/estomac

Onaka: ventre/estomac

Doo: corps/tron (comme dans doogaeshi)

Kote: Fer à repasser… Mais aussi le terme désignant la pièce d’Armure porté à l’avant bras. Donc dans un contexte martial, l’on pourrais traduire le terme Kote par avant bras.

Tekubi: poignet

Kubi: Cou (comme dans te kubi… le cou de la main… )

Nodo: george

Hiji: coude

Hiza: Genou

Jinzoo: Rein

Koshi: rein/hanche (dans le sens bas du dos)

Kanzoo: Le foie

O Hana: Le nez

Kao: visage/trait/mine (comme tu as mauvaise mine!)

Kami (Kami no ke): Cheveux

Kami (Kami sama est le terme exact): Divinité(s)

Ke: poils (bras jambe visage etc)

Tsume: Ongle

Nemoto: plante de pieds

Kuchi: bouche

Kobushi: poing

Mi:corps/soi/position/chair/contenu et plein d’autre si on change de kanji mais ayant peu ou pas de rapport avec un art martial.

Hira: Paume

Mots relié au mouvement/position

Senkai: Rotation/révolution

Irimi*: Entrer avec le corps

Atari: Voisinage/alentour/direction

Atemi*: Frappe

Mae: avant (physique ou temporel)

Zenpoo: avant/devant

Ushiro: arrière/dos

Ushiromuki: 1.tourner le dos (ushiromuki ni sawaru: s’Assoir en tournant le dos) 2. retrograde

Koohoo: Arrière

Ura: Envers/Arrière/face caché

Omote: Face/l’endroit/dessus/apparence/dehors

Hookoo: direction (mouvement)

Tenkan suru: Changer, Convertir (tenkan veut aussi dire épilepsie)

Kaiten: Tour/roulement (physique ou mental comment dans avoir l’esprit vif)

Ukemi*:Passif, brise chute dans le jargon martial

Ukeru: recevoir/se soumettre/éprouver/subir

Yoko: coté

Hantai: Coté opposé, opposé, opposition (lié à un objet ou une idée)

Gyaku: Inversé/opposé (lié au mouvement)

Uchi: intérieur/dedans (désigne souvent la résidence de la personne qui parle)

Soto: extérieur (d’un sac par exemple)/en dehors (d’un  lieu) ou simplement dehors.

Iku/Yuku: Aller  (Yukichigai/sankyo)

Kaname: nœud ou pivot

Kamaeru: se mettre en position/faire construire/s’établir

Tobu(tobi): sauter

Kamae: disposition/posture/structure

Seigan: sei = juste/légitime/correct/convenable   gan=kanji relié a l’œil

Seigan: sei = bleu gan=kanji relié à l’œil

Monji: Caractère

Ichi= Chiffre 1

Juu= Nombre 10 (peut aussi vouloir dire grave/lourd aussi habitation et fusil)

Hira(ku)=Ouvrir utilisé dans hira ichimonji

Hiratai=Plat/simple

Hi(préfixe): indique la négation ou un mode passif

Choo:intestin

Choo: Papillon

Choo: Oiseau

Hichoo: Papillon en attente

Hichoo: Oiseau qui saute

Hoko(ru):être fière (remarqué qu’on lève les bras lorsqu’on gagne)

Kosei: Individualité/personnalité

Koosei: 攻 koo (le verbe semeru) attaquer et 勢 sei (ikioi) force/ vigeur/entrain

Doko: do 怒 (ikaru/okoru) se mettre en colère + ko 虎 (tora) tigre

Dokko: 独鈷  Vajra

Maki: Buche de bois/bois de chauffage

Maki (du verbe maku): enrouler/encercler

Ko (ko uchi /ko soto): arc (de cercle).

Mots autres

Sharingan: L’œil (gan) qui réinventa la roue (sharin). Probablement un contraction de l’expression sharin no hatsumei qui signifie réinventé la roue 😉

Kake: pari/jeux

kakeru: parier/manquer/suspendre/prendre/poser/consacrer du temps à/appliquer/être endommagé/être manquant/décroitre/s’asseoir/porter/enjamber/couvrir/courir et plein d’autre (la liste est longue)

Kosshi: kotsu 骨 = os + shi 子  = enfant. Les deux kanji ensemble signifie : l’idée principale (main point) ou l’essentiel. En changeant les kanji pour 乞士 sans changer la prononciation, on obtient un terme désignant un moine bouddhiste ordonné.

Tsukuri: Conception, structure

Tsukuru: Fabriqué / construire

Koppoo: 骨(kotsu) et 法 (hoo) = méthode/loi/principe. Ce mots signifie truc (knack).

Juuji:croix

Tantoo: Tan = simple  too = lame

Boo: Bâton/ligne

Han: Moitié (plusieurs autres sens selon le kanji utilisé)

Kyojutsu: Kyo serait la lecture chinoise (on’yomi) du verbe Saru (quitter/partir/passer/disparaître) donc on parlerait de technique se rapportant à la retraite et/ou la fuite. Kyo est aussi la lecture on’yomi des verbe kobamu (refuser), ageru (indiquer/achever/organiser), Yurusu (Permettre/pardonner). Il y a d’autres sens mais seulement en lecture chinoise (langue que je ne connais pas assez, voir pas du tout, pour traduire tout les sens)

Yoyuu: Calme ou Place (exemple: jikan no yoyuu ga nai/ ne pas avoir de temps)

Keiko:Exercise, lecon, répétition

Chigau(chigai): se tromper

Sabaku (Sabaki): Juger

Kaesu (kaeshi/gaeshi): Rendre, Retourner ou Renvoyer

O Tsuki: Lune

Tsuki: Mois

Tsuku(tsuki) : Percer/toucher/atteindre. Racine probable du mot « tsuki » lorsque l’on parle d’un coup de poing

Keru (keri/geri): Donner un coup de pieds

Suteru: Jeter/abandonner/Renoncer

… + suteru: Indique une action que l’on fait sans se préoccupé de la suite.

Suu: aspirer/absorber/fumer

Sutemi (waza)*: technique sacrifice

Nagasu(nagashi): faire couler/répendre

Nagashi: Évier (vive les homonyme japonnais!)

Ganseki:Roche ou rocher

Otosu (otoshi): Laisser tomber ou faire tomber/baisser/perdre/nettoyer/oublier/recaler (faire échoué)/rater… Bref un mot plein de nuance 🙂

Taosu (daoshi, ex: mukaedaoshi): faire tomber (synonyme de otosu)

Taoreru: Tomber ou être renversé

Nageru (nage): Lancer (un objet) / abandonner (travail,etc)

Waza:Technique/acte (kamiwaza:Acte divin)

Mukaeru (mukae): Acceuillir/allez chercher quelqu’un/Allez à la rencontre de quelqu’un

Tomo: Tous, l’un et l’autre (tomo e nage)

Tomo: ami

Tomodomo: ensemble

Sukuu: sauver

Sukuu (sukui): Puiser/prendre (prendre du sucre avec une cuillère)

Ishiki: conscience

Henka: hen/kaeru changement et ka/bakeru se déguiser ou se transformer

Kata: Moule (sens propre ou figuré)/Prise ou figure/type (comme dans groupe sanguin)

Katachi: Forme/Apparence/Règle

Mu: néant/rien ou rien (préfixe)

Musoo: rêverie

Musoo: sans conception / idée / pensée

Musoo: sans début / origine

Musoo: sans aspect / phase / aspect du visage / (garder, perdre) contenance

Nen: Sentiment/attention

Munen: sans sentiment/sans attention

 

 

Ce texte est un peu la suite du précedent. Mais le sujet sera plus axé sur les similitudes entre les difficultés d’apprentissage d’une langue et les blocages que nous rencontrons forcément au cour de notre pratique du budo.

Après 2 ans d’étude du japonnais, j’ai rencontré (et je rencontre encore) toute sorte de problême. D’abord la prononciation, ensuite les accords de verbe et enfin la mémoire.

Ca ma probablement pris 1 an avant de parler japonnais avec le moins d’accent francais possible et encore aujourdhui ca me prend plusieurs minutes en debut de cour pour m’adapter. J’ai du faire le perroquet plusieurs soir seul à la maison à regardé des animes. C’est la phase de mimétisme. La phase d’apprentisage ou l’on copie, sans rien comprendre, comme un bébé!

Ensuite j’ai commencé (et pas toujours fini) les accords de verbe. J’inclu à ces accords toute les subtilité du verbe japonnais. Pas seulement les temps de verbes en masu/mashita/te imasu). Au debut on se dit wow comme c’est simple! Mais plus on avance dans notre apprentissage et plus on se pose de question. Comment ils font pour exprimer un souhait ou exprimer une obligation (je doit faire) etc.  C’est à se moment que le mal de tête commence. Voyez vous, le verbe japonnais ne s’accorde peut être pas en genre et en nombre, mais il existe une plénitude de suffixe de conjugaison venant en préciser le sens! J’en fait encore des cauchemards lorsque j’y pense… C’est la phase de la compréhension.

La dernière difficulté que je rencontre, c’est avec la mémoire. Étant très visuel, j’ai beaucoup de difficulté à mémoriser les mots que j’entend, je dois constamment tout écrire, encore et encore. Ma mémoire auditive doit être aussi évoluer que celle d’un poisson rouge. À mes cours de japonnais, je ne fait que cela, répété et répété. Fait une phrase avec tel verbe, tel suffixe…. fait une autre phrase avec le meme suffixe mais un autre verbe. Pour certains suffixe pas de probleme, ca fini par rentré dans le crane, comme un clou! Alors que pour d’autres…. j’entend les criquets qui chante dans ma tete car j’ignore complètement la réponse, alors même qu’on avait étudié cela la semaine d’avant! Malheureusement il n’y a pas de cour chemin. Ca prend beaucoup de temps de pratique et surtout, de la patience. À ce phase on peut ajouté aussi la vitesse de compréhension des mots entendu. Lors de mon récent voyage au japon, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre les  japonnais car leur débit était beaucoup trop rapide. Une russe rencontré la bas m’a dit que cela prend maximum 2 mois pour se faire l’oreille. Je vais devoir travailler mon écoute cet année afin d’être mieux préparé pour l’Année prochaine! C’est la phase de l’assimilation.

Le même processus existe dans tout apprentissage y compris dans le monde des arts martiaux. D’abord, on singe naturellement les mouvements du professeur ainsi que des autres étudiants. On répète constament les même mouvement sans trop comprendre ce que l’on fait mais cela nous apporte son lots de questions. Voila pourquoi il est si important d’avoir un professeur qui sait répondre à nos questions. Afin de mieux apprendre et maitriser chacune des dites « techniques » enseignés. Lorsque l’on pose une question, on démontre nos effort de compréhension. Nul besoin ici d’avoir peur de faire des erreurs ou de poser de mauvaise question. Avec le temps et la répétition ainsi que beaucoup de questionnement, on fini par mieux comprendre comment bouge notre corps ainsi que comment influencer celui de l’adversaire. On fini par garder ces informations en mémoire, prête à être utilisé sans même avoir à y réfléchir. C’est à ce moment que l’on peu s’exprimer plus librement dans nos mouvements lors d’execution de kata, ce qui permet de mieu s’adapter aux diverses situations.

Il est aussi l’importance de s’entrainer avec des partenaires variés, question de se faire l’oreille, ou plutôt la main ! Plus vous varié les partenaires (taille de jambe/corps, poids, genre masculin ou féminin), âge, expérience dans l’art étudié) meilleur sera votre sensibilité au réaction et mouvement de vos partenaire.

En espérant que la lecture de ce texte vous a plu.

Gambatte!